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	<title>Sauvons les 1000 !</title>
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	<description>twitter : sauvonsles1000 - Ensemble sauvons un millier d&#039;enfants en danger</description>
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		<title>Video du lâcher de ballons</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 18:27:14 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 12 juin au Trocadéro&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 12 juin au Trocadéro&#8230;</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdni3o" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdni3o" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Lâcher de ballons pour les enfants d’Haïti</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 09:36:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqué]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Sauvons les 1000]]></category>

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		<description><![CDATA[Communiqué de presse L’association Sauvons les 1000 s’associe au collectif SOS Haïti Enfants Adoptés pour témoigner sa sympathie et son soutien au peuple haïtien, exactement 5 mois après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010. Nos pensées vont aux familles des victimes et à tous ceux en Haïti qui se trouvent aujourd’hui encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de presse</p>
<p>L’association Sauvons les 1000 s’associe au collectif SOS Haïti Enfants Adoptés pour témoigner sa sympathie et son soutien au peuple haïtien, exactement 5 mois après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010.<br />
Nos pensées vont aux familles des victimes et à tous ceux en Haïti qui se trouvent aujourd’hui encore dans des conditions extrêmement précaires. Ils ont toujours besoin de nous tous, il ne faut pas les oublier !<br />
Nous souhaitons aussi avoir une pensée particulière pour les enfants en cours d’adoption par des familles françaises qui sont décédés lors du séisme.<br />
Nous voulons enfin attirer l’attention sur le fait que près de 500 enfants sur les plus de 1000 en cours d’adoption au moment du séisme sont toujours en Haïti. Les délais d’arrivée en France des enfants pour lesquels un jugement d’adoption a été obtenu s’allongent et passent de quelques semaines à plusieurs mois. Trois enfants qui avaient survécu au séisme sont décédés. Maintenir les enfants adoptés dans des conditions précaires c’est prendre le risque d’avoir à déplorer d’autres décès évitables.<br />
Nous demandons aux autorités que soit rétablie la procédure permettant une arrivée rapide dans leurs nouvelles familles des enfants adoptés légalement, selon les lois et règles en vigueur dans les deux pays.<br />
Nous nous réunirons <strong>Samedi 12 juin à 15h30 au Trocadéro</strong>, sur le Parvis des Droits de l’Homme pour un lâcher de ballons symbolique : ballons verts pour les enfants arrivés en France, ballons rouges pour les enfants qui sont toujours en Haïti et ballons blancs pour ceux décédés après le séisme.<br />
Nous remercions tous les parlementaires et personnalités qui nous soutiennent.<br />
Contact : info@sauvonsles1000.org<br />
www.sauvonsles1000.org<br />
twitter : sauvonsles1000</p>
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		<title>Début de la saison des ouragans</title>
		<link>http://www.sauvonsles1000.org/2010/06/01/debut-de-la-saison-des-ouragans/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 10:39:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Une saison cyclonique plus mouvementée que jamais Officiellement, la saison cyclonique débute ce mardi 1e juin. Les prévisions météorologiques font état d&#8217;environ huit à quatorze ouragans d&#8217;une puissance suffisamment importante pour aggraver davantage le sort des sinistrés dans les centres d&#8217;hébergement du pays. Face à la faiblesse de la protection civile et au manque de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une saison cyclonique plus mouvementée que jamais</p>
<p>Officiellement, la saison cyclonique débute ce mardi 1e juin. Les prévisions météorologiques font état d&#8217;environ huit à quatorze ouragans d&#8217;une puissance suffisamment importante pour aggraver davantage le sort des sinistrés dans les centres d&#8217;hébergement du pays. Face à la faiblesse de la protection civile et au manque de moyens du Centre national de météorologie (CNM), les sans-abri sont donc manifestement livrés à la merci de la nature.</p>
<p>La suite dans cet <a href="http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&#038;ArticleID=80093&#038;PubDate=2010-05-31#Suite"target="_blank">article du Nouvelliste</a></p>
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		<title>Un parcours sans fin&#8230;</title>
		<link>http://www.sauvonsles1000.org/2010/05/19/un-parcours-sans-fin/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 19:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parents]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;attente continue pour Amélie et Pascal Valentini. Emile Johny est toujours en Haïti. Témoignage dans Corse-Matin du 18 mai 2010. Cliquez sur la photo pour accéder à l&#8217;article. Témoignage d&#8217;Amélie et Pascal Valentini dans Corse-Matin du 21 février 2010. L&#8217;article paru dans Corse-Matin du 19 janvier 2010]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;attente continue pour Amélie et Pascal Valentini. Emile Johny est toujours en Haïti.<br />
Témoignage dans Corse-Matin du 18 mai 2010.</p>
<p><a href="http://www.corsematin.com/ra/corte/255046/adoption-en-haiti-un-parcours-sans-fin-pour-ramener-emile-johny"target="_blank"><img alt="" src="http://www.corsematin.com/edito/photo/510/20100518/nm-photo-298823.jpg" title="Un parcours dans fin..." class="alignnone" width="350" height="277" /></a><br />
Cliquez sur la photo pour accéder à l&#8217;article.<br />
<br /> </br><br />
<a href="http://www.corsematin.com/ra/corse/241331/corte-l-heure-est-a-l-action-pas-aux-larmes"target="_blank">Témoignage d&#8217;Amélie et Pascal Valentini dans Corse-Matin du 21 février 2010</a>.</p>
<p> </br><br />
<a href="http://www.corsematin.com/ta/valentini+am%E9lie+et+pascal/235833/corte-l-insoutenable-attente-des-parents-adoptifs-du-petit-emile-johny"target="_blank">L&#8217;article paru dans Corse-Matin du 19 janvier 2010</a><br />
<br /> </br></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lettre de Patricia Adam à Bernard Kouchner</title>
		<link>http://www.sauvonsles1000.org/2010/05/11/lettre-de-patricia-adam-a-bernard-kouchner/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 12:10:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Elus]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Questions au Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Soutiens]]></category>

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		<description><![CDATA[Objet : votre réponse à Mme. La Sénatrice Bernadette Dupont sur la situation de l&#8217;adoption internationale en Haïti. Monsieur le Ministre, Vous avez été interrogé, lors de la séance de questions d&#8217;actualité au Gouvernement du 6 mai 2010, sur les problématiques liées à l&#8217;adoption internationale en Haïti. Comme vous l&#8217;avez rappelé, les « conditions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Objet : votre réponse à Mme. La Sénatrice Bernadette Dupont sur la situation de l&#8217;adoption internationale en Haïti.</p>
<p>Monsieur le Ministre,</p>
<p>Vous avez été interrogé, lors de la séance de questions d&#8217;actualité au Gouvernement du 6 mai 2010, sur les problématiques liées à l&#8217;adoption internationale en Haïti.</p>
<p>Comme vous l&#8217;avez rappelé, les « conditions de survie » en Haïti ne permettent pas d&#8217;envisager, à court terme, une reprise normale du fonctionnement des institutions. Les familles d&#8217;adoptants françaises vivent cette situation dans l&#8217;attente angoissée des enfants pour lesquels elles avaient engagé une procédure d&#8217;adoption. Elles n&#8217;en sont pas moins conscientes, compte tenu de la situation exceptionnelle qui prévaut en Haïti, des difficultés  rencontrées par les autorités haïtiennes en charge de l&#8217;adoption.</p>
<p><span id="more-887"></span>Vous avez également évoqué l&#8217;existence d&#8217;un « commerce » et de « catalogues » de l&#8217;adoption autour des enfants haïtiens. Ce sont des pratiques scandaleuses et inadmissibles qui suscitent une réprobation unanime. Je crains néanmoins que vos propos entretiennent l&#8217;amalgame entre l&#8217;adoption internationale et certaines dérives marginales, et très médiatisées. J&#8217;ajoute que ces pratiques, qu&#8217;il convient bien sûr de dénoncer, sont aussi révélatrices des défauts d’organisation de l&#8217;État en matière d&#8217;adoption. Je crois utile de rappeler, à ce propos, que le rapport sur l&#8217;adoption, rendu en mars 2008 par M. Jean-Marie Colombani, dressait des pistes pour y remédier. Il recommandait en effet d&#8217;améliorer l&#8217;organisation institutionnelle de l&#8217;adoption et proposait d&#8217;inscrire l&#8217;action de la France en matière d&#8217;adoption internationale « dans un cadre éthique, clair, visible et fédérateur ». Les dérives auxquelles vous avez fait référence, dont je le rappelle les familles ne sont pas responsables, illustrent toute la pertinence et l&#8217;actualité des recommandations de ce rapport.<br />
Je vous remercie de l&#8217;attention que vous attacherez à la présente lettre.</p>
<p>Je vous prie d&#8217;agréer, monsieur le Ministre, l&#8217;expression de ma haute considération.</p>
<p>Patricia ADAM<br />
<em>Co-présidente du groupe d&#8217;étude Famille et Adoption<br />
</em><em>Vice-Présidente de la commission de Défense nationale et des Forces armées</em></p>
<p><a href="http://www.patricia-adam.fr/"target="_blank">Le Blog de Patricia Adam</a></p>
<p><a href="http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video4760.html"target="_blank">La question de Mme. La Sénatrice Bernadette Dupont et la réponse de M. Bernard Kouchner</a></p>
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		<title>L&#8217;adoption internationale n&#8217;est pas une prédation, par Patricia Mowbray</title>
		<link>http://www.sauvonsles1000.org/2010/05/10/ladoption-internationale-nest-pas-une-predation-par-patricia-mowbray/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 19:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;adoption internationale n&#8217;est pas une prédation, par Patricia Mowbray Point de vue (Le Monde 4 mai 2010) Je suis née deux fois. Une première fois au mois d&#8217;août 1956 en Angleterre d&#8217;une femme danoise et d&#8217;un homme nigérian, et une seconde fois en février 1959 pour rejoindre ma famille adoptive au pied de la butte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;adoption internationale n&#8217;est pas une prédation, par Patricia Mowbray<br />
Point de vue (Le Monde 4 mai 2010)</p>
<p>Je suis née deux fois. Une première fois au mois d&#8217;août 1956 en Angleterre d&#8217;une femme danoise et d&#8217;un homme nigérian, et une seconde fois en février 1959 pour rejoindre ma famille adoptive au pied de la butte Montmartre. Pour moi l&#8217;adoption est une seconde naissance, un choc salutaire qui peut se transformer en atout pour mieux interpréter et apprécier la diversité du monde qui nous entoure.</p>
<p>Le drame à Haïti le 12 janvier, avec son cortège d&#8217;enfants meurtris, orphelins et abîmés, a ravivé les polémiques récurrentes qui tournent autour de cette prise en charge particulière qu&#8217;est l&#8217;adoption internationale. Elle permet à près de 40 000 enfants de passer, chaque année, les frontières de leur terre natale, pour exercer leur droit à vivre dans l&#8217;intimité d&#8217;une famille.</p>
<p>Mais au-delà de cette spécificité haïtienne, c&#8217;est la question plus générale de l&#8217;adoption internationale avec ses détracteurs et ses défenseurs qui est posée : sa légitimité, son fonctionnement et son impact tant dans les pays de provenance que dans les pays d&#8217;accueil.</p>
<p><span id="more-885"></span></p>
<p>Comme l&#8217;énoncent plusieurs conventions internationales, l&#8217;adoption est une mesure de protection de l&#8217;enfant, qui a le droit de grandir avec sa famille. Si les circonstances l&#8217;en ont privé, il doit pouvoir bénéficier dans son pays de naissance ou &laquo;&nbsp;dans un pays étranger, d&#8217;une adoption comme moyen d&#8217;assurer ses soins nécessaires, si celui-ci ne peut, dans son pays d&#8217;origine, être placé dans une famille nourricière ou adoptive ou être convenablement élevé&nbsp;&raquo;, article 21 de la Convention internationale des droits de l&#8217;enfant de 1 989 (CIDE).</p>
<p>Avant le séisme dévastateur sur les 300 000 enfants haïtiens accueillis dans des structures diverses d&#8217;aide à l&#8217;enfance, en 2009, 1 300 sont partis à l&#8217;étranger, principalement en France, au Canada et aux États-Unis pour y être adoptés, pour y vivre et devenir des filles ou des fils de parents qui les inscrivent ainsi dans une nouvelle histoire familiale et nationale. Qu&#8217;advient-il de tous les autres ? Sont-ils condamnés au statut d&#8217;orphelins à vie, dans une errance affective et morale ? Dans des camps, avec le seul soutien d&#8217;un personnel souvent très dévoué mais qui aura rarement la possibilité de les porter vers un avenir serein. On sait que, bien avant l&#8217;adolescence, nombre d&#8217;entre eux iront rejoindre la cohorte des enfants des rues.</p>
<p>A ceux qui recommandent de ne pas agir dans la précipitation mais dans le souci du respect des lois, je répondrai que les règles qui régissent l&#8217;adoption internationale sont laborieuses et contraignantes. A Haïti, par exemple, quinze étapes de procédure doivent être franchies pour enfin obtenir le visa d&#8217;adoption à l&#8217;ambassade de France, qui autorise l&#8217;enfant à rejoindre légalement son nouveau pays. Les délais pour ce sésame varient de quelques mois à plusieurs années. Compte tenu de ces parcours, on peut estimer que le temps de la réflexion est offert aux parents et aux institutions pour juger de la pertinence et de la validité de la démarche engagée.</p>
<p>L&#8217;enfant pendant ce temps se trouve dans un no man&#8217;s land affectif, vivant son quotidien dans l&#8217;orphelinat, et, déjà engagé ailleurs, apprenant à désigner avec des mots nouveaux ou oubliés, comme &laquo;&nbsp;papa&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;maman&nbsp;&raquo;, des visages imprimés sur papier glacé. On sait que plus l&#8217;enfant grandit plus il aura de difficultés à guérir des séquelles de ces traumatismes. Il est donc vital d&#8217;accorder le temps de la justice à celui de l&#8217;enfant en accélérant les procédures sans les dénaturer, après que les apparentements ont été décidés.</p>
<p>Ce phénomène a toujours généré des débats passionnés. Il est vrai qu&#8217;il interpelle les sociétés par la mixité qu&#8217;il entraîne, il s&#8217;inscrit aussi comme une des conséquences de l&#8217;internationalisation des échanges. Le droit de l&#8217;enfant à avoir une famille est reconnu au-delà des frontières qui l&#8217;ont vu naître, en conformité avec l&#8217;intérêt supérieur de l&#8217;enfant &#8211; ouvrant ainsi depuis 1989 un espace juridique transfrontalier spécifique au monde de l&#8217;enfance qui reconnaît l&#8217;universalité de son statut.</p>
<p>Pour certains, le tribut de cet exil nécessaire pour trouver une famille serait trop lourd, trop invalidant, puisqu&#8217;il amputerait les enfants d&#8217;une partie de leur identité et favoriserait, de surcroît, un comportement égoïste et prédateur des Occidentaux, qui continueraient par ce biais à exploiter la misère du monde.</p>
<p>La stratégie familiale, qui consiste à laisser partir un ou plusieurs enfants dans l&#8217;espoir d&#8217;une vie meilleure, est un phénomène qui a toujours existé même sous nos latitudes. La littérature des XIXe et XXe siècles, Dickens en Angleterre, Maupassant en France, foisonne de récits mettant en scène des parents qui confient ou abandonnent leurs enfants.</p>
<p>Pour l&#8217;immense majorité des enfants recueillis, la seule chance de grandir dans un espace qui prenne le temps de les aimer et qui les inscrive à nouveau dans une appartenance affective et morale est l&#8217;adoption, qu&#8217;elle soit locale ou internationale, conjuguant le désir de parents de fonder ou agrandir une famille et le droit de l&#8217;enfant à en posséder une. Aucun camp, personne du monde socio-éducatif, ne remplacera le lien privilégié qu&#8217;entretiennent des parents avec leur enfant.</p>
<p>Sous prétexte de quelques dérives répréhensibles, très médiatisées, ne cachons pas la réalité de ces millions d&#8217;enfants qui attendent et grandissent nourris et parqués sur leur terre natale, dans des lieux sans âme et sans espoir. En Roumanie, de jeunes adultes se retournent maintenant contre les autorités de leurs pays, les accusant de les avoir privés de leur enfance en les gardant en otages depuis 2001 dans des institutions, en les empêchant d&#8217;être adoptés par des familles étrangères. A l&#8217;époque, le pays s&#8217;était fermé à l&#8217;adoption internationale pour mettre fin à la corruption qui sévissait aussi dans ce secteur. L&#8217;adoption n&#8217;est pas une prédation, elle est la juste réponse à la pire des solitudes, celle pour un enfant de grandir sans personne à qui se lier.</p>
<p>Patricia Mowbray est fondatrice de l&#8217;association Racines d&#8217;enfance, <a href="http://www.editionspascal.com/dev/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=120"target="_blank">auteur d&#8217;&nbsp;&raquo;A comme Adoption&nbsp;&raquo; (éd. Pascal, 2009)</a>.</p>
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		<title>Hommage à Simon</title>
		<link>http://www.sauvonsles1000.org/2010/04/03/hommage-a-simon/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 15:18:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 2 avril un rassemblement à proximité du Ministère des Affaires Étrangères a rendu hommage à Simon&#8230; La lettre ouverte des parents adoptants de Simon]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 avril un rassemblement à proximité du Ministère des Affaires Étrangères a rendu hommage à Simon&#8230;<br />
<br /></br></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="267" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xctfyf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="267" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xctfyf" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<br /></br><br />
<a href="http://www.sauvonsles1000.org/2010/03/25/simon-n%E2%80%99a-pas-eu-la-force-de-nous-attendre%E2%80%A6/" target="_blank">La lettre ouverte des parents adoptants de Simon</a><br />
<br /></br></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Transition au centre de Guadeloupe : témoignage</title>
		<link>http://www.sauvonsles1000.org/2010/03/31/transition-au-centre-de-guadeloupe-temoignage/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 23:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
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		<category><![CDATA[Parents]]></category>
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		<description><![CDATA[Près d&#8217;une centaine d&#8217;enfants adoptés sont passés par le centre mis en place en Guadeloupe. Ce &#171;&#160;SAS&#160;&#187; avec des services similaire à un COCA (Consultation d&#8217;Orientation et de Conseils en Adoption) a été mis en place pour assurer une transition des enfants entre la crèche et leur famille adoptante. Avant le séisme cette transition vers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Près d&#8217;une centaine d&#8217;enfants adoptés sont passés par le centre mis en  place en Guadeloupe.<br />
Ce &laquo;&nbsp;SAS&nbsp;&raquo; avec des services similaire à un COCA (Consultation  d&#8217;Orientation et de Conseils en Adoption) a été mis en place pour  assurer une transition des enfants entre la crèche et leur famille  adoptante.</p>
<p>Avant le séisme cette transition vers les parents adoptants se faisait  en quelques jours (5 à 7) avec l’assistance de l’encadrement de la  crèche, dans le milieu que l’enfant connaît depuis des mois. Après en  avoir discuté avec des parents et des responsables de crèches, notre  recommandation est que les transitions se fassent dans les crèches  haïtiennes si celles-ci sont en mesure de prendre en charge les familles  dès l’aéroport, de les héberger en lieu sûr et de réaliser une  transition dans de bonnes conditions. Dans tous les autres cas nous  recommandons aux parents adoptants d’utiliser la structure mise en place  à la Guadeloupe. Les retours semblent être positifs dans l&#8217;ensemble, comme le montre le témoignage qui suit.</p>
<p>Je profite de la deuxième nuit de ma fille enfin à Paris avec nous, pour vous écrire sur le centre en Guadeloupe.</p>
<p>Nous sommes arrivés en Guadeloupe le samedi vers 19h00.<br />
Il faut prévoir du temps entre les bagages et la location de voiture.<br />
Il faut absolument louer une voiture car le centre n&#8217;est pas accessible.</p>
<p>Je vous passe les détails de l&#8217;hôtel (très sympa !), des gens très généreux &#8230;.</p>
<p>Dimanche matin : mon cœur ne bat plus, ma respiration oscille entre rapidité et arrêt total! Je ne sais plus où j&#8217;en suis et pourtant je suis sûre d&#8217;avoir un sourire béat !!!<br />
Nous voici donc dans une grande salle (les parents adoptants, les psy, le sous préfet, le responsable du centre, les assistantes sociales, les puéricultrices&#8230;).<br />
On nous explique rapidement ce qu&#8217;il va se passer et nous entendons nos enfants de l&#8217;autre côté de la fenêtre.<br />
Les responsables sourient en nous voyant impatient et nous disent que l&#8217;on peut aller voir nos enfants ! Ça y est, Nous y sommes !!!</p>
<p><span id="more-863"></span></p>
<p>Notre rencontre n&#8217;a pas été très facile. Nous le savions pour avoir rencontré Yverose en octobre. Elle est très sur la réserve. Lorsqu&#8217;elle nous a vu, elle nous a tourné le dos pendant à peu près 1/2h. Nous avons attendu patiemment en lui parlant avec une voix douce et rassurante. Petit à petit elle s&#8217;est ouverte, elle s&#8217;est tournée vers nous, nous avons fait quelques pas avec elle toujours avec son visage fermé. Au fur et à mesure de la journée, elle a laissé tombé ses barrières et a rit avec nous. J&#8217;étais transportée par ses rires. Ceci dit elle pouvait se refermer si quelqu&#8217;un l&#8217;approchait sans prévenir !<br />
Ce jour là nous avons vu 2 psy et 1 médecin.</p>
<p>Les psy : l&#8217;une d&#8217;elle a fait le voyage avec Yverose de Port au Prince à Pointe à Pitre. Nous tombons d&#8217;accord sur les points forts de sa personnalité. Elle nous explique qu&#8217;il faudrait mieux la laisser dormir cette nuit là, mais que dès le lendemain elle pourra repartir avec nous. Pour être très franche, je suis partie avec beaucoup d&#8217;antipathie pour ce centre. A  ce moment là de la discussion, nous nous rendons compte que les psy sont très ouvertes, pas fermées. Elles nous expliquent leur point de vue et écoutent le notre. Nous tombons d&#8217;accord ça se passera comme ça. Pour les parents pas de possibilité de dormir dans le centre. Pour notre fille c&#8217;est peut être la meilleure solution.</p>
<p>Le médecin : elle passe 1 heure à ausculter notre fille. Elle nous écoute, réponds à nos nombreuses questions et remplit son carnet de santé (ben voui, nous ne sommes pas passés par la puéricultrice, OUPS!).<br />
Même pas grave pour le médecin.</p>
<p>Nous repartons après l&#8217;endormissement de notre fille et devons revenir pour son petit déjeuner le lendemain. Rien à voir avec les horaires envoyés avant notre départ. Nous y sommes restés de 8h30 à 20h30. Nous sommes rentrés à l&#8217;hôtel fatigué s par cette journée intense.</p>
<p>Le lendemain : arrivée pour le petit déjeuner. Ah! Petite précision le repas est quelque chose de très important pour Yverose ! On ne rigole pas avec ça ! Non mais !<br />
Nous passons voir l&#8217;assistante sociale et nous voilà partis, avec des amis adoptant leur fille de la même crèche que la notre, à la mer! Grande découverte du métier de parents, donc achat de chapeau, de crème solaire, de serviettes, etc. Les filles se lâchent de plus en plus, rigolent&#8230;<br />
Nous revenons au centre vers 17h00 pour récupérer les passeports.<br />
En partant du centre, nous n&#8217;oublions pas de dire aux différentes personnes que nous nous sommes sentis très épaulés, écoutés et pas du tout jugés. Il s&#8217;agit vraiment d&#8217;un accompagnement et il faut le prendre comme tel.</p>
<p>En sortant, Yverose et moi avons fait un au revoir de la main au centre. Ça y est la page est tournée !!!</p>
<p>Nous avons décollé le mardi après midi.<br />
Donc 2,5 jours en Guadeloupe et pas de reproche ou quoi que ce soit. Notre démarche était identique à celle des personnes du centre. Tout va bien !<br />
Je ne vous cacherai pas qu&#8217;il y a 1 ou 2 personnes à éviter (visible à leur discours et visage fermés). Je n&#8217;ai jamais tenté de discuter avec eux pour mon plus grand bonheur.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui 5 jours après avoir revu notre fille, elle rit, jour, se cache pour faire des farces, chante, et parle beaucoup en créole. Elle va avoir 4 ans à la fin du mois d&#8217;avril et nous sommes les plus heureux des parents.</p>
<p>Je reste à votre disposition si vous voulez plus d&#8217;infos sur le centre.</p>
<p>Je suis de tout cœur avec tous les parents toujours en attente de leur timoun.<br />
Courage à tous.<br />
Valérie</p>
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		<title>&#171;&#160;Simon n’a pas eu la force de nous attendre…&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 00:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
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		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre ouverte à M. Sarkozy, M. Fillon, M. Kouchner, Mme Morano,…            Le 24 mars 2010 Nous sommes un couple qui était en cours d’adoption en Haïti au moment du séisme. Simon, l’enfant que nous attendions depuis bientôt 28 mois, vient de mourir par la faute des décisions de l’Etat français, prises soi-disant « au nom de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.sauvonsles1000.org/wp-content/uploads/2010/03/Carte_postale_Simon_Jephte_s.jpg"><img class="size-full wp-image-838 aligncenter" title="Carte_postale_Simon_Jephte_s" src="http://www.sauvonsles1000.org/wp-content/uploads/2010/03/Carte_postale_Simon_Jephte_s.jpg" alt="" width="480" height="678" /></a></p>
<p>Lettre ouverte à M. Sarkozy, M. Fillon, M. Kouchner, Mme Morano,…            Le 24 mars 2010</p>
<p>Nous sommes un couple qui était en cours d’adoption en Haïti au moment du séisme. Simon, l’enfant que nous attendions depuis bientôt 28 mois, vient de mourir par la faute des décisions de l’Etat français, prises soi-disant « au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant ».</p>
<p>La décision de communiquer sur la mort de Simon a été extrêmement difficile à prendre, par pudeur et par respect pour lui et parce que cela ne correspond pas à nos valeurs. Mais, nous n’avons pas le choix car près de 600 enfants apparentés à des familles françaises depuis des mois, des années, sont toujours en Haïti et risquent le même sort que notre petit garçon.</p>
<p><span id="more-835"></span></p>
<p>Pour nous, Simon était notre fils depuis plus de deux ans. La procédure d’adoption étant très longue, nous n’avions toujours pas le jugement quand la terre a tremblé en Haïti. Simon n’a pas été blessé lors du séisme.  Ce n’est donc pas directement cette catastrophe que l’on peut tenir pour responsable. En  trois ans de vie, ce petit bonhomme a connu l’abandon de ses parents de naissance, la faim, un terrible tremblement de terre, trois semaines dans un terrain vague, quelques jours dans un lieu enfin plus propice, un mois d’hôpital et l’attente interminable de ses parents, nous,  qui n’ont pas pu venir le chercher.</p>
<p>Depuis plus de deux mois maintenant, l’Etat français campe sur ses positions, sans tenir compte de la réalité en Haïti. On nous dit que tout est en train de se normaliser et que les procédures peuvent reprendre. Au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant », on entend que les enfants ne sont pas à un mois près. Dans le seul intérêt de valider son idéologie, M. Kouchner s’entoure de certains psychologues ou psychiatres allant dans le même sens que lui, sans entendre ceux qui ont des analyses diamétralement opposées. Ceux qui ont pris position pour bloquer le retour rapide des enfants  pourraient-ils nous parler du traumatisme d’un deuxième abandon, que Simon a dû ressentir en ne nous voyant pas venir ?</p>
<p>Bernard Kouchner a dit le 4 mars : « La situation a changé et maintenant, on peut plus prendre soin des enfants, parce que la crise est passée et que maintenant, nous devons prendre soin des enfants autrement qu’en les mettant dans des avions pour arriver en France. »</p>
<p>En ce qui concerne Simon, nous avions un certificat médical, établi le 22 janvier 2010 par un pédiatre français, qui avait rendu visite aux enfants de la crèche en octobre 2009. Il décrivait Simon comme à risque. «  J’ai constaté un grand retard staturo-pondéral […]. Ce retard de croissance était la conséquence d’une malnutrition antérieure, ce qui lui confère une grande fragilité vis-à-vis des infections. […] Suite aux évènements récents en Haïti (le tremblement de terre), les conditions d’alimentation et d’hydratation des enfants de la crèche et tout particulièrement celles de Jephté/Simon vont devenir problématiques, ce qui le met en grand danger. Son état de santé justifie donc qu’il soit prioritaire pour un rapatriement. » Tout était dit. Ce certificat a été envoyé au Ministère des Affaires Etrangères rapidement après le séisme.</p>
<p>Tout au long de ces deux mois, tous les niveaux de l’Etat ont été informés de la fragilité de notre petit garçon et de l’évolution de sa situation,  son hospitalisation. La directrice de la crèche a prévenu de son côté le consulat. Mais rien n’a été fait pour lui.</p>
<p>Alors, qu’on ne vienne pas nous dire « on ne savait pas, on ne pouvait pas prévoir ».</p>
<p>Simon a été hospitalisé pour une infection pulmonaire, contractée à cause des conditions de vie subies pendant les trois semaines dans un terrain vague, juste après le séisme, à l’humidité, la poussière, parmi les mouches et les moustiques.</p>
<p>Nous pensions qu’à l’hôpital, il allait bénéficier de soins appropriés. Naïfs, nous imaginions qu’avec les aides humanitaires, les hôpitaux étaient pourvus en médicaments adaptés. Mais il faut savoir que c’est aux patients de trouver les médicaments par leurs propres moyens, dans les différentes pharmacies.</p>
<p>Quand le cas de Simon s’est aggravé, c’est donc la directrice de la crèche qui a tout fait pour trouver ce qui lui était nécessaire. Quand elle l’a enfin trouvé, il était trop tard.</p>
<p>Voici une partie du mail qu&#8217;elle nous a adressé le 22 mars : « Tout ce que je souhaite actuellement, c&#8217;est que les enfants rejoignent le plus rapidement possible leur famille adoptive car ici, la vie devient de jour en jour extrêmement difficile. En ce moment, il n&#8217;y a plus d&#8217;hôpitaux militaires français et américains, il faut faire avec ce qu&#8217;on trouve localement ici en Haïti. »</p>
<p>Alors non, M. Sarkozy, M. Fillon, M. Kouchner, Mme Morano etc, tout ne rentre pas dans l’ordre en Haïti. Non, les enfants n’ont pas le temps d’attendre. Non, on ne prend pas soin d’eux, par exemple : pas de recensement précis et de prise en charge médicale des enfants qui ne bénéficient pas encore d’un jugement et qui sont malades.</p>
<p>Depuis le départ, les parents adoptants sollicitent l’arrivée des enfants, en toute transparence, afin qu’ils soient pris en charge d’urgence pendant que se poursuivent et se terminent les procédures de manière tout à fait légale.</p>
<p>On nous rétorque qu’il faut prendre des précautions. Par exemple Bernard Valéro, porte parole du Quai d’Orsay, dit le 22 janvier : « Nous avons pris toutes les précautions possibles de manière à éviter toute erreur, parce que si on fait une erreur, c’est sur un enfant que ça tombe et on ne peut pas se permettre de prendre le moindre risque ».</p>
<p>A l’époque, il parlait du risque de se tromper sur l’identité d’un enfant et de l’évacuer en France, alors qu’il n’était pas en cours d’adoption.</p>
<p>Pourtant, la fin de cette citation est malheureusement aujourd’hui d’actualité, Simon est mort du mauvais usage du principe de précaution : il n’y a pas d’erreur possible, tous les enfants en cours d’adoption sont recensés depuis longtemps et pour chacun d’entre eux, un consentement d’abandon, sans lequel un apparentement n’est pas possible, est signé par les parents biologiques. Cela fait plus de deux mois maintenant que la terre a tremblé, et les enfants sont toujours dans les crèches. Ils n’ont pas été repris, comme certains semblent le dire, par leurs parents de naissance. Ils n’ont pas de famille élargie qui pourrait s’occuper d’eux, sinon ils n’auraient pas été en crèche depuis tout ce temps.</p>
<p>Il faut revenir au bon sens, il s’agit d’une situation tout à fait exceptionnelle, une situation d’urgence qu’il faut que la France reconnaisse. Ce n’est pas le moment d’une bataille idéologique sur l’adoption en général.</p>
<p>Si nous avions été belges, hollandais, américains, canadiens, luxembourgeois… ce petit bonhomme découvrirait le printemps avec nous. Il ne saura jamais ce qu’est le printemps en France.</p>
<p>Ce décès aurait pu et aurait dû être évité. Il faut empêcher que d’autres enfants ne meurent parce qu’on n’a pas su traiter leur dossier à temps !</p>
<p>Si enfin, l’Etat pouvait revenir sur ses décisions et négocier, comme d’autres ont su le faire, l’évacuation de tous les enfants apparentés à des familles françaises, Simon resterait le seul d’entre eux à avoir été une victime post-séisme. Cependant, il ne faudra jamais dire que Simon n’est pas mort pour rien. Simon n&#8217;est pas mort &laquo;&nbsp;pour&nbsp;&raquo;, il est mort &laquo;&nbsp;à cause&nbsp;&raquo;&#8230;!</p>
<p>Surtout que la France ne cherche pas à rejeter la faute sur les responsables des crèches, sur l’Etat haïtien ou sur la fatalité. Contrairement à de nombreux pays, la France n’a pas fait évacuer ces enfants, seul le gouvernement français est responsable !</p>
<p>Les PARENTS de JEPHTE / SIMON</p>
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		<title>Service à l&#8217;Adoption Internationale : Spécial Haïti</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 18:22:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Service à l&#8217;Adoption Internationale (SAI) vient de publier un numéro spécial de sa lettre d&#8217;information consacré à Haïti. En particulier Jean-Paul MONCHAU, Ambassadeur chargé de l’adoption internationale, résume dans l&#8217;éditorial la position des autorités françaises. Lettre d&#8217;information du SAI]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Service à l&#8217;Adoption Internationale (SAI) vient de publier un numéro spécial de sa lettre d&#8217;information consacré à Haïti.</p>
<p>En particulier Jean-Paul MONCHAU, Ambassadeur chargé de l’adoption internationale, résume dans l&#8217;éditorial la position des autorités françaises.</p>
<p><a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/News2NJAR.pdf" target="_blank">Lettre d&#8217;information du SAI</a></p>
<p><a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/News2NJAR.pdf" target="_blank"><img class="size-full wp-image-831 alignleft" title="SAI_Special_Haiti_s" src="http://www.sauvonsles1000.org/wp-content/uploads/2010/03/SAI_Special_Haiti_s.jpg" alt="" width="320" height="450" /></a></p>
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