Diaporama version longue

16 février 2010 par admin Laisser une réponse »

La version longue du diaporama illustre que la détermination des familles prend sa source dans les relations de cœur établies suite à l’apparentement.

Voir aussi :

Les liens de l’apparentement

Le mur des 1000

Manifestation du 13 février

SOS Président Enfants en Danger

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4 commentaires

  1. Elisabeth et Gilbert dit :

    MERCI MERCI MERCI

  2. MOUGEOT dit :

    Joli travail…pourquoi ne pas le balancer dans les boites mail des députés, des journaux, SAI,…??

  3. Jeannie dit :

    Magnifique….Merci.
    Jeannie, maman de Johnson, dans l’attente…

  4. Quebec dit :

    MERCI

    Merci à tous ceux qui se découvrent professionnels de l’adoption du jour au lendemain, et pensent qu’il y a quelque chose à gagner en profitant de cette actualité.

    Merci à tous ceux qui professionnels d’une partie de l’adoption, ont découvert du jour au lendemain que le chamboulement et l’arrivée d’un enfant était parfois un difficile moment. Merci à eux de ne pas avoir cherché à voir ce qui se passait après.

    Merci à tous ceux qui opposés à l’adoption pour des raisons personnelles, philosophiques ou racistes, raisons respectables ou non, ont hurlé au loup.

    Merci à ceux qui ne veulent voir dans l’adoption qu’un fait humanitaire, ce sont souvent les mêmes qui pensent que la place d’un enfant est dans la rue, mais dans SON pays, abandonné mais avec SA VRAIE famille, les mêmes qui n’osent imaginer que des enfants sont des esclaves, que des enfants sont violés dans des orphelinats (en France aussi)… Et ça prétend faire de l’humanitaire et défendre les enfants….

    Merci à ceux qui du fond de leur salon ont pensé (et proclamé)que les autorités qui ont organisé (en urgence et dans les moins mauvaises conditions) ces rapatriements : « et ben, y z’en font pas beaucoup, y pourraient s’bouger ces feignasses ! ». Alors qu’un soutien massif du monde de l’adoption aurait empêché cette interruption ! Je ne parle pas des familles en attente de leurs enfants. Ces familles bouffées par l’angoisse, de penser à leurs petits qui ont faim, qui dorment dehors, qui attendent les pluies et les épidémies avec angoisse, ces familles, je leur pardonne tout, leur agressivité, leur maladresse. Leur souffrance est déjà immense et je ne ferai pas de l’ironie avec eux.

    Merci à ceux qui relaient la moindre diarrhée verbale d’un obscur psychanalyste (science de l’abstrait quand on a tant besoin de concret) de Rodez ou d’ailleurs qui sans avoir vu le moindre enfant adopté trouve que l’adoption c’est pas bien beau.

    Merci à vous tous : le protocole de rapatriement est interrompu, vous avez gagné. S’il ne s’ouvre pas bientôt à nouveau, des enfants qui certes auraient vécu encore plus de chamboulements que d’habitude, mais qui se seraient après cela retrouvés en sécurité dans des familles, ces enfants vont crever. Mais on s’en fout, de toutes façons c’est des « nègres », ils ont été « abandonnés » par leurs « vrais » parents. Pas de place en France pour ces rebuts de l’humanité (même dans leur pays de merde on en veut pas), fermez vos bras, vos coeurs les inféconds, les dieux vous ont punis, ne venez pas nous emmerder avec vos bougnouls !

    Vous l’aurez compris, je suis épouvanté, je suis dégouté. J’ai été surpris par la rapidité, l’efficacité et la qualité (toutes relatives certes) du processus de rapatriement. Il avait des défauts sans doute (trop de bras, pas assez vite pour les familles et les enfants qui attendent) mais il avait le mérite d’exister. Depuis le début, j’étais persuadé qu’il était fragile, menacé de toute part, et voila on a tout gagné.

    Avoir raison ce n’est pas forcément avoir la majorité mais c’est avoir autant d’opposants de part et d’autre, quand autant de monde nous critique pour des raisons diamétralement opposées c’est qu’on est à la bonne place… le courage est de ne pas céder et de suivre un courant ou l’autre mais de tenir bon. Je crains que ceux qui avaient pris position pour ces arrivées d’enfants vont y réfléchir à deux fois, et on va retomber dans la bonne langue de bois: « il faut se donner le temps agir sans précipitation, peser le pour et le contre… » et la bonne méthode : le premier qui bouge il est mort !

    Il n’y a jamais eu autant de spécialistes de l’adoption que ces jours-ci, on en voit sortir de toutes parts :
    - des qui ne savent pas grand chose, mais aime bien occuper le terrain, malheureusement il y a même des pédiatres dans cette catégorie, on sait jamais si à force passer le cirage on pourra avoir un hochet on est d’accord sur tout !

    - des gens qui connaissent une partie de l’adoption, mais qui ne se sont jamais occupés d’enfants adoptés au moment de leur arrivée. Et là, je pense à PLS et SM. Je les apprécie, j’aime bien m’entretenir avec eux, nous avons eu des combats communs comme dans l’affaire de Nancy. Mais là je ne sais pas à quoi ils jouent et je ne jouent pas avec eux. Et ni l’un ni l’autre ne sont des spécialistes de l’enfant qui arrive, Pierre est plus un spécialiste de l’ado adopté en soucis, Sophie la grande spécialiste de l’accouchement sous X, et plus encore de l’accompagnement des mères qui accouchent sous X. Sur ce sujet, elle fait autorité, mais là on en est loin.

    - des gens qui ont besoin de défendre leurs théories qui leur plaisent beaucoup : le post-trauma, les troubles de l’attachement et qui ne voient plus les enfants mais leur sujets d’études.

    Moi je vais vous dire, ce que j’aimerai ce que je demande depuis longtemps, c’est du temps, avoir du temps pour ne pas dire non, pour recevoir les familles, avoir du temps pour écrire et partager mon expérience, parce que j’en suis à 1000 enfants adoptés vus à leur arrivée et à part Jean-Jacques, je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup en France (ou en Europe) qui l’ont cette expérience, c’est pour cela que je ne me tairai pas. Mais là le temps (même si j’en aurai besoin plus que jamais pour voir et suivre ces petits de Haiti), et bien je m’en fous et m’en contrefous, là on en est à sauver des vies… tout le reste cela s’appelle non assistance à personne en danger.

    Petit rappel : qu’est ce que j’ai vu chez les enfants haitiens arrivés après le séisme : des enfants avec plus de problèmes médicaux que d’habitude, encore plus de gale, de teigne, de malnutrition, des choses qui se soignent, plus chamboulés, que d’habitude, mais pas tant que cela, un enfant adopté, je le dis souvent c’est un enfant chamboulé. L’adoption, encore plus l’adoption internationale c’est un changement de repère, l’enfant doit retrouver de nouvelles marques, la plupart le font bien si on les aide, si on aide leurs parents, si on les accompagne. C’est drôle ça ne s’est pas fait spontanément à Orly ? Incroyable non ?

    Et puis, un point essentiel, ce qui m’a rassuré c’est que les enfants que j’ai vu 3 semaines après leur arrivée, allaient beaucoup mieux que ceux arrivés depuis seulement une semaine, qui allaient eux mêmes mieux que ceux arrivés la veille. Je ne minimise pas les souffrances de ces enfants, je ne dis pas que tout ira forcément bien avec le temps, mais je n’oublie pas leur capacité d’adaptation, leur désir de trouver leur place et les efforts de leurs parents.

    Qu’est ce qui a été vu à Orly (je n’y étais pas, ni invité ni imposé, mais j’ai eu pas mal de témoignages) : des arrivées d’enfants adoptés presque classiques.

    Presque parce que les traumatismes étaient plus importants chez ses enfants (le séisme, mais surtout l’insécurité, la famine qui a suivi, et les chamboulements qui ont été encore plus nombreux et encore plus rapides).

    Presque parce qu’il y a eu sans doute des maladresses (trop de bras différents entre le départ de Haiti et les parents adoptifs), maladresses de parents adoptifs aussi, le chamboulements ont été nombreux et rapides pour eux aussi.

    Presque parce que les gens qui les ont accueillis n’avaient pas cette expérience, une cellule psy d’urgence l’adoption c’est pas son job…

    Presque parce qu’on sait qu’en Haiti, les facteurs de risque s’accumulent (même si la plupart des parents qui adoptent en Haiti sont des gens très bien, c’est un peu là que vont ceux qui ne pourraient adopter ailleurs, et ils ne feront pas forcément de mauvais parents), et puis les créches ne sont pas toujours exemplaires.

    Presque parce que ces arrivées massives ont rendu plus visibles le phénomène. Les parents qui du passé vont table rase, il y en a. Les parents cata pour moi c’est 5% des parents adoptifs, si on ne voit qu’eux, c’est fastoche : je vous trouve facilement 5 familles, une équipe TV, un beau reportage et le lendemain il y a 1000000 de personnes dans la rue pour demander l’interdiction de l’adoption… mais des familles bio cata là aussi je peux en trouver !

    Pour utiliser une métaphore, je compare ces arrivées à des accouchements, un accouchement (surtout avec la péridurale), c’est souvent très beau, mais en tant que pédiatre, je sais que cela peut être urgent, difficile et pas beau à voir, une naissance par forceps, ça fait peur, ça effraie. Le discours de certains, qui ont découvert cela (l’arrivée d’enfants adoptés mal préparés) c’est comme de dire après avoir vu un accouchement avec des forceps, il faut interdire le forceps c’est trop traumatisant pour le bébé, c’est vrai, mais sans forceps, le bébé serait mort !

    Je n’ai pas fini de me battre pour les petits haïtiens, mon premier combat pour essayer d’obtenir un soutien pour les rapatriements mis en place à échouer, je ne suis pas vexé mais profondément triste. Je n’en oublie pas deux associations pour lesquels des billets étaient presque finis avant le séisme, d’autant plus que ces deux associations ont eu des positions particulièrement claires qui m’ont plu dans ce débat : Coeur Adoption La Voix des Adoptés.
    Publié par Jean-Vital de Monléon

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